🏰 Association du Patrimoine 🏰

L’histoire de la crĂ©ation de l’association : 

« Le 8 juin 2012, des Vallonnais, rĂ©unis en assemblĂ©e constitutive, ont crĂ©Ă© l’Association de Sauvegarde de l’Eglise Saint Pierre-Saint Paul et du Patrimoine culturel de Vallon-sur-GĂ©e.

La prioritĂ© fut alors donnĂ©e Ă  l’assainissement des murs sous la tribune et Ă  la remise en Ă©tat de la chapelle sud : [
 les travaux 
] permirent de redonner du lustre Ă  cette chapelle et de redĂ©couvrir le tableau du retable [
]

Ce n’est qu’aprĂšs ces premiers travaux, Ă  la fin de l’annĂ©e 2013, que les vitraux attirĂšrent l’attention. Depuis des dĂ©cennies, le vitrail de Sainte Marie, au-dessus de la porte de la sacristie, Ă©tait amputĂ© d’un panneau, mais les autres vitraux de l’abside donnaient des signes de fatigue [
].

A partir de notre AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de 2014, la restauration des vitraux devint notre prioritĂ©. Nous avons joint nos efforts Ă  ceux du Conseil municipal de Vallon dans la mise en Ɠuvre des travaux. Ceux-ci furent confiĂ©s Ă  l’Atelier Vitrail France, dirigĂ© par M. Emmanuel PUTANIER. Les travaux de maçonnerie nĂ©cessaires, comme le calfeutrement au pourtour des vitraux, furent exĂ©cutĂ©s par l’Entreprise LEFEVRE, dirigĂ©e par M. Francis GOUET.

Sur proposition de M. PUTANIER et avec l’avis Ă©clairĂ© de M. StĂ©phane ARRONDEAU, docteur en histoire et archĂ©ologie et maĂźtre verrier, nous avons fait le choix du panneau – une scĂšne de l’Annonciation – qui allait prendre place dans le cadre vide du vitrail de Sainte Marie. [
] »

Ceci est un extrait de l’allocution prononcĂ©e par le SecrĂ©taire de notre Association le samedi 23 mars dernier, jour oĂč nous avons fĂȘtĂ© l’achĂšvement de la restauration des vitraux de notre Ă©glise. Au cours de la cĂ©rĂ©monie organisĂ©e ce jour-lĂ , nous avons remis Ă  Michel DROUIN, maire de Vallon-sur-GĂ©e, un chĂšque de 10 000 euros, fruit des concerts, marchĂ©s artisanaux et autres manifestations que nous avons organisĂ©s, et aussi rĂ©sultat de la collecte de subventions menĂ©e tous azimuts depuis la crĂ©ation de l’Association. Cette fĂȘte a Ă©tĂ© l’évĂ©nement qui a marquĂ© la vie de l’Association en 2019. Que tous les membres de l’Association, les gĂ©nĂ©reux donateurs et les sponsors divers soient ici publiquement remerciĂ©s.

Ce fut l’évĂ©nement marquant, mais aussi le seul Ă©vĂ©nement de l’annĂ©e. Non pas que nous nous soyons endormis sur nos lauriers : nous avons quand mĂȘme rĂ©alisĂ© quelques travaux.

L’opĂ©ration la plus importante a Ă©tĂ© la remise en Ă©tat d’une des deux « tombes militaires » de notre cimetiĂšre communal. Ces tombes ont Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©es en application de la loi du 4 avril 1873, relative Ă  la « conservation des tombes des militaires morts pendant la guerre de 1870-1871 » ; la loi, conformĂ©ment Ă  l’article 16 du traitĂ© de Francfort qui mit fin Ă  la guerre (10 mai 1871), entendait honorer de la mĂȘme maniĂšre les soldats morts au combat quelle que soit leur nationalité ; ainsi s’explique la prĂ©sence, dans notre cimetiĂšre, de deux « tombes militaires » identiques mais dĂ©diĂ©es l’une Ă  un soldat français, l’autre Ă  un soldat allemand ; elles font partie des plus de 87 000  tombes qui ont ainsi Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©es en France entre 1873 et 1878, garnies d’un entourage en fonte correspondant Ă  un modĂšle rĂ©glementĂ© avec une plaque portant la mention « Tombes militaires – Loi du 4 avril 1873 ».

Que voyons-nous pour l’avenir ? TerminĂ©e la restauration des vitraux, force est de constater qu’il y a encore beaucoup Ă  faire. Notre objectif est donc maintenant la restauration du « retable corinthien de l’ancien maĂźtre-autel transfĂ©rĂ© dans la chapelle nord qu’il remplit trop », selon l’expression de l’AbbĂ© Albert COUTARD en 1894. Vous avez certainement dĂ©jĂ  constatĂ© combien autel et retable ont besoin de soins. Tout notre effort va donc dĂ©sormais se concentrer sur l’obtention de fonds pour cette restauration, mais notre petite Ă©quipe, seule, ne peut pas faire grand-chose, elle a besoin de vous : chaque Vallonnais doit se sentir concernĂ© par la sauvegarde de notre patrimoine commun.

Merci d’avance de votre engagement, quel qu’il soit.